Guibarka Afridev

Bienvenue sur mon blog

20 juillet, 2011

Les Nouvelles: Avis au peuple de Guinée et à la Communauté Internationale sur le soi-disant coup d’État contre Alpha Condé de la part d’un homme en tenue

Classé dans : Non classé — guibarka @ 13:26

Le peuple de Guinée doit se mobiliser pour empêcher le retour au passé. L’armée guinéenne doit refuser d’arrêter ses frères d’armes et les citoyens innocents.

Le pouvoir guinéen a ameuté le monde entier pour crier au Coup d’État contre le Président de la République, Alpha Condé la nuit du 18 au 19 juillet 2011. En tant qu’homme en tenue et avant tout guinéen, je me dois, c’est un devoir patriotique de mettre au courant le peuple de Guinée et le monde entier qu’il s’agit purement et simplement d’une opération politique.

Il n’ya eu ni Coup d’État ni tentative d’assassinat sur le Président Alpha Condé. Je suis de ceux qui sont informés de par mon statut de militaire et par des voies dignes de foi que je ne saurais révéler que ce qui se passe en Guinée est très grave et risque de créer une crise d’une ampleur inimaginable.

De quoi s’agit- il ?

M. Le président a échoué dans sa politique de changement et il ne sait plus où donner de la tête. Son entourage a préparé ce coup fourré dans le but d’attirer l’attention sur la Guinée et sur le Président en personne.

Les récentes visites du Premier Ministre Français en Côte-d’Ivoire et qui a consacré l’engagement de la France auprès du Président Ouattara a permis à l’entourage du Président Alpha Condé de le convaincre de la nécessité urgente de créer un choc politique tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Le Président a toujours dit que la communauté internationale l’a laissé tomber au profit du Niger et de la Côte- d’Ivoire, entre autres.

Secundo, le Président guinéen voit que son projet de législatives ne résistera pas à la pression de l’opposition guinéenne. Ses conseillers lui ont convaincu d’appliquer le plan dont je tairai la dénomination pour des raisons que vous comprendrez. Si on veut, c’est le plan B, mais il s’agit d’un plan machiavélique.

J’avise sur l’honneur militaire que le Président Alpha Condé prépare le chaos pour la Guinée. Il prépare une vaste campagne de discrédit et d’arrestations au sein de l’armée guinéenne et des corps paramilitaires.

Mais aussi dans les milieux civils et politiques. Certains leaders sont tout particulièrement visés ainsi que leurs militants.

Tout comme les soi-disant empoisonnements (fictifs) à l’eau scientifiquement orchestré pour par les leaders du RPG, mais imputé aux commerçants Peulhs, pour justifier les agressions et les tueries des Peulhs en Haute Guinée, c’est du pur montage par les ingénieurs de la manigance politique pour s’attirer de la sympathie et masquer l’échec de son gouvernement. C’est le retour du complot permanent où le gouvernement fomente et invente des complots pour pouvoir se débarrasser des ses opposants civils et militaires gênants.

Mais comme les Guinéens sont faciles à avoir, le tour est bien joué. Une attaque orchestrée par le gouvernement de Alpha Condé pouvoir pour divertir l’opinion et régler des comptes. Alpha Condé avait promis de reprendre la Guinée non pas là où le Général Sékouba Konaté devrait laisser la Guinée mais là où Sékou Touré avait laissé la Guinée. C’est comme de la science fiction.

La communauté internationale doit savoir que le Président Alpha Condé crée toujours des crises pour survivre. C’est la même logique qu’il continue de faire, encouragé en cela par ses conseillers. Les uns et les autres étant des adeptes des systèmes du pouvoir unique.

Le peuple de Guinée doit se mobiliser pour empêcher le retour au passé. L’armée guinéenne doit refuser d’arrêter ses frères d’armes et les citoyens innocents.

Le Président encouragé par ses proches a lancé à la trousse des guinéens, militaires et civiles, des personnes qui ont versé le sang en 2007, 2008 et 2009. Ce sont ces criminels appelés au sein du cercle du présidentiel qui terrorisent les guinéens et arrêtent sans distinction des citoyens civils ou en tenue.

Le mal de la Guinée viendra encore des mêmes personnes qui sont dans le viseur du CPI et du TPI si toutefois la communauté internationale tombe dans le panneau du pouvoir guinéen.

Ce sont les mêmes hommes qui ont la soif de sang et qui ont donné des ordres de tuer entre 2007 et 2011 qui entourent le Président Alpha Condé qui vont nous conduire, les jours ou mois à venir, dans la guerre civile.

Les jours qui arrivent confirmeront ou infirmeront cet aveu car je sais ce qui se prépare.

J’ai avisé le peuple de Guinée et la communauté internationale sur mon serment militaire. Je libère ma conscience car je ne cautionnerai jamais l’arrestation d’un Guinéen qui qu’il soit : civil ou militaire, citoyen ou homme politique.

Vive la Guinée.

Que Dieu Fasse éclater la vérité et qu’il Epargne la Guinée de ce qui la guette !

Par un homme en tenue dans l’armée guinéenne.

Sergeant M. Kanté

Classé dans : Non classé — guibarka @ 13:24

Brève déclaration du Leader de l’Opposition suite à l’attaque armée sur la résidence du Président de la République

Envoyer Imprimer

Dakar, 19 Juillet 2011

Cellou Dalein Diallo

Cellou Dalein Diallo, Leader de l’Opposition

Cellou Dalein Diallo condamne l’attaque et appelle les autorités à mener des investigations dans le respect du droit pour identifier les commanditaires.

Dans une brève interview qu’il a accordée a la BBC cet après-midi, Cellou Dalein Diallo, Président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) et principal Leader de l’Opposition, a condamné les attaques sur le domicile du Président de la République.

En répondant aux questions de la BBC, Cellou Dalein Diallo dit être surpris par ces évènements. « Bien entendu, j’étais surpris par cet acte de violence contre la résidence du Pr Alpha Condé.

Je pense qu’il faut que les services compétents de l’administration mène les investigations et identifient les commanditaires et les auteurs de cette violence. »

A la question de savoir si des responsables ou membres de l’UFDG ont été arrêté, Cellou Dalein répond : « Non. Je n’ai pas d’informations relatives à l’arrestation des militants et/ou sympathisants de l’UFDG à ce stade. »

Par la suite, à la question de savoir s’il craint que cette situation n’engendre une chasse aux sorcières, le Leader de l’Opposition répond : « On est dans un pays avec ses traditions. Peut-être qu’il y’a des risques. Mais, je pense que nous sommes à une autre époque et que les autorités prendraient toutes les dispositions pour mener, dans la sérénité, les investigations nécessaires, dans le respect du droit pour essayer d’aboutir à des conclusions incontestables. »

Pour finir, répondant à la question à savoir s’il possède des éléments d’information en provenance de Conakry sur les attaques, Cellou Dalein Diallo répond : « Je n’ai aucun élément d’information, en dehors de ce qui est diffusé dans les medias. »

Thierno Ibrahima Guibarka

tel:+233275143080/+233548368561

ibrahimaguibarka@yahoo.fr

Ghana Accra

Classé dans : Non classé — guibarka @ 13:18

Les proches de Dadis CAMARA s’insurgent contre l’incarcération du Colonel Moussa Keïta et dénoncent les exactions de Sékouba Konaté

Politique
Mercredi, 20 Juillet 2011 08:00

moussakeitaNous vous annoncions dans nos précédentes éditions que les proches de Dadis CAMARA l’ancien chef de la junte avec Papa Koly KOUROUMA en chef de file condamnaient avec la dernière énergie l’arrestation arbitraire de l’ancien secrétaire général du CNDD le colonel Moussa KEITA. Ils demandent l’ouverture d’une enquête sur toutes les exactions commises par Sékouba KONATE pendant son règne.

Selon les parents et amis de Dadis CAMARA, tout ce que le Colonel Moussa Keïta a dit dans l’interview qu’il a accordée à l’un des nos confrères en ligne est vrai et ne souffrirait d’aucune contestation.

 «Suite à l’intervention télévisée de Monsieur le ministre délégué à la défense, Maitre Kabélé, mettant en cause les vérités relatées par le Colonel Moussa Keïta dans son interview accordée à Conakrytime.com, nous les Patriotes unis pour la paix, la justice et la vérité se font le devoir d’éclairer la vision de l’opinion nationale et internationale à travers la publication de ces quelques listes de parents, amis et proches du Capitaine Dadis qui ont été limogés par le Général Konaté?:

 I – Les parents?:

1 – Elhadj Papa Koly Kourouma, Ministre d’Etat de l’énergie et de l’hydraulique

2 – M. Frédéric Kolié, ex-ministre de l’administration de territoire et des affaires politiques (MATAP)

3 – M. Alexendre Cécé Loua, ex-ministre des affaires étrangères

4 – M. Koundounoh, ex-ministre de contrôle économique et des audits

5 – M. Valentin Haba, ex-directeur général de services des polices

6 – Colonel Haba, ex-directeur de Cabinet du ministère de la défense

7 – Colonel Albert, ex-chef d’Etat major adjoint de l’armée de terre

8 – Lt Colonel Eric Lama, ex-intendant militaire

9 – L’ex-Secrétaire général du ministère des mines

II – Les amis

1 – Boubacar Barry, ex-ministre d’Etat chargé du patrimoine Bâti public

2 – Colonel Oumar Sanoh, ex-chef d’Etat major général des armés

3 – Commissaire Bangaly Kourouma, ex-commissaire général des Aéroports de Guinée

4 – Mme la Directrice de Cabinet de la Présidence de la République

 

III – Les fidèles qui ont été limogés pour avoir effectué la mission de Ouagadougou (Bourkina fassa) en date du 14 janvier 2010

1 – Colonel Moussa Keïta, ex-ministre Secrétaire permanent du CNDD

2 – Colonel Abdoulaye Cherif diaby, ex-ministre de la Santé

3 – M. Idrissa Cherif, ex-chargé de Communication de la Présidence de la République

4 – Colonel Mamady Mara, ex-chef d’Etat major de l’armée de l’air

5 Colonel Alpha Ousmane Diallo, ex-chef d’Etat major de la marine

6 – Colonel Abdoulaye Keïta, ex-chef d’Etat major général des armées adjoint

7 – Colonel Kaba, ex-chef d’Etat major armée de terre

8 – Commandant Mandiou Dioubaté, ex-Directeur du bureau de presse de la Présidence de la République

Cette longue liste vient confirmer sans équivoque les affirmations contenant dans l’interview du Colonel Moussa Keïta réalisée par Conakrytime.com

Abordant les accords d’Ouagadougou, les proches de Dadis CAMARA affirment que ceux-ci devraient être signés entre le CNDD et la classe politique représentée par les forces vives. Contrairement à cela, en lieu et place, les accords ont été signés entre Sékouba Konaté et Dadis mettant à l’écart le CNDD et les Partis politiques.

A propos de l’implication des 3 puissances les Etats-Unis, la France et l’Allemagne dans le coup d’Etat contre Dadis, nous invitons nos lecteurs à visiter le site Wikileaks.

Ainsi, la déclaration de l’ancien ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner?sur RFI : ‘’le retour de Dadis à Conakry est une menace pour la stabilité et par conséquent, la France et ses amis l’Amérique et l’Allemagne trouverons une terre d’asile pour le Capitaine Dadis CAMARA’’».

Le dernier sujet abordé par les pourfendeurs de Alpha CONDE est les exactions commises sous le règne de Sékouba KONATE. Les proches demandent l’ouverture d’une enquête indépendante sous l’égide de la communauté internationale avec un certain KONATE à la barre.

En tout état de cause, l’étau se resserre autour de Sékouba KONATE aussi bien sur le plan des massacres des proches de Dadis que les malversations financières qu’il a opérées lors de son passage à la tête du pays.

Thierno Ibrahima Guibarka, www.guibarka afridev.com, Accra

Tel+233275143080/+233548368561

ibrahimaguibarka@yahoo.fr

 

Classé dans : Non classé — guibarka @ 13:08

Alpha Condé: «Ce n’était pas un coup d’Etat mais une tentative d’assassinat»

Politique
Mardi, 19 Juillet 2011 21:10

alpha_condeLa résidence du président guinéen, Alpha Condé, a été la cible ce mardi 19 juillet au matin de tirs à l’arme lourde et à la roquette. Dans un entretien exclusif à RFI, Alpha Condé explique qu’il a échappé à cette attaque car il n’a pas couché dans sa chambre habituelle. Pour autant, il qualifie les événements de ce mardi de « péripétie », ajoutant que « le peuple de Guinée et l’armée dans sa grande majorité sont pour la démocratie ».

RFI : Monsieur le président, comment allez-vous ?

Alpha Condé : Dans l’ensemble, ça va. Parce que j’ai eu la chance de n’avoir pas dormi dans ma chambre. Car ma chambre a été attaquée au bazooka et la roquette RPG7 ; il y a eu des tirs extrêmement nourris mais la Garde présidentielle s’est très bien défendue pendant plus de deux heures avant l’arrivée de renforts. Et nous avons réussi à mettre la main sur les chefs militaires qui étaient déviants ; mais l’enquête continue.

Malheureusement j’ai eu un mort et un blessé dans ma Garde. Sinon, pour le reste, ça va… Mais si j’avais dormi dans ma chambre, les choses se seraient passées autrement. Comme on avait arrêté des gens dans la journée avec des armes et des tracts – il y a eu beaucoup d’arrestations – par précaution je n’ai pas dormi dans ma chambre. Je n’habite pas au palais présidentiel, et il y a pas mal de critiques là-dessus car on me dit que c’est un quartier qui n’est pas sécurisé et qui est hostile, mais je n’avais pas l’intention d’habiter le palais. Maintenant, la sécurité exige que j’aille m’installer au palais…

RFI : Puisqu’il y a eu des arrestations, sait-on qui est derrière ce coup ?

Alpha Condé : Pour l’instant, je suis dans ma maison. Mais les deux principaux dirigeants ont été arrêtés. L’un a été arrêté très rapidement. L’autre était caché ici, mais il a finalement été reconnu. Il y a eu des échanges de tirs pendant que l’ambassadeur de France était présent, et il a même été contraint de se coucher à terre pour ne pas être atteint par les balles. Mais c’est parce que l’on a découvert certains [assaillants, NDLR] qui étaient camouflés dans le quartier, et qu’il y a eu des échanges de coups de feu ce mardi après-midi. Maintenant je laisse la police, la gendarmerie et la justice mener l’enquête.

Pour ma part, j’appelle le peuple au calme et je demande à tout le monde de reprendre le travail. Et je vais faire un discours pour demander que l’on discute avec tout le monde. Il faut que l’on se mette d’accord sur la révision de la liste électorale pour que l’on ait une élection crédible et démocratique. Mon souci c’est l’unité du pays et la réconciliation ; que l’on ait des élections libres et transparentes pour que le processus démocratique soit irréversible en Guinée. Le reste est l’affaire de la justice.
 
RFI : Depuis votre arrivée au pouvoir, plusieurs officiers supérieurs ont été mutés. Est-ce qu’il faut chercher de ce côté-là ?

Alpha Condé : Je préfère ne pas faire de commentaire et laisser la justice faire son travail. Ils sont en train d’arrêter des gens. On va voir maintenant où sont les commanditaires. Vous savez qu’il y a eu beaucoup de discours violents… La responsabilité de chacun sera établie, et moi je laisse cela à la justice. Bien sûr, il y avait des officiers qui avaient l’habitude de prendre 200 ou 300 millions par mois [de francs guinéens, soit 20 à 30 000 euros NDLR] ; il y avait un fond bizarre de 10 milliards que j’ai annulé. Evidemment certains ne sont pas contents mais on ne peut plus tuer le pays. J’ai fait aussi l’unicité des caisses, qui fait qu’il n’y a plus de comptes publics dans les banques, tout est centralisé au Trésor. On est donc en train d’assécher progressivement les différentes sources de corruption. C’est normal que les principaux bénéficiaires soient mécontents, mais il n’y a pas qu’eux… L’enquête établira les responsabilités, mais pour moi c’est une péripétie passagère. Le peuple de Guinée et l’armée dans sa grande majorité sont pour la démocratie.

RFI : Est-ce qu’il peut y avoir un lien avec l’arrestation il y a trois semaines de l’ex-numéro 2 du régime de Dadis Camara, le colonel Moussa Keïta ?

Alpha Condé : Je préfère ne pas faire de commentaires. En tant que chef d’Etat, mon rôle n’est pas de m’ingérer dans le fonctionnement de la justice. Et je laisse celle-ci faire son travail.

RFI : Dans votre première prise de parole ce mardi matin, vous avez dit « je ne veux pas de réaction populaire ni de réaction contre qui que ce soit ». Craignez-vous que vos partisans exercent des représailles contre telle ou telle communauté ?

Alpha Condé : Pas mes partisans, mais les communautés… parce que les gens arrêtés appartiennent à une certaine communauté, je ne veux pas que les autres réagissent. Donc j’ai déployé l’armée dans les cinq communes pour empêcher toute réaction populaire et pour que chacun aille à son travail. Moi-même, j’ai maintenu tous mes rendez-vous. Je ne veux pas que le peuple soit mêlé à ça, parce que si le peuple s’en mêle, ce sont les pauvres qui vont payer. Donc nous allons faire en sorte qu’il n’y ait aucune manifestation populaire, ni de soutien, ni rien. C’est une simple péripétie…

RFI : Combien y a-t-il eu de personnes arrêtées ?

Alpha Condé : Je ne sais pas. Je sais que les deux chefs ont été arrêtés, deux des principaux meneurs, et que les arrestations continuent.

RFI : Et ce sont des militaires ou des civils ?

Alpha Condé : Ceux qui tirent sont des militaires. Mais il y a leurs complices civils. Certains de ces complices ont été arrêtés aussi, mais pour le moment ce sont surtout des militaires qui ont été interpelés.

Encore une fois, je ne veux pas qu’il y ait de problèmes entre les communautés en Guinée, tout le monde doit vaquer à ses occupations. Ceux qui seront reconnus coupables des faits seront traduits en justice. C’est l’affaire de la justice et pas de la population.

RFI : Parmi les appels de solidarité et les messages que vous avez reçus depuis ce mardi matin, avez-vous reçu des appels de vos opposants ?

Alpha Condé : J’ai reçu des appels de mes collègues chefs d’Etat, de toutes les communautés religieuses, du Conseil national de transition, etc. Un peu toutes les communautés sont venues, et tous les ambassadeurs accrédités, et puis les amis…

RFI : Et vos opposants vous ont-ils appelés aussi ?

Alpha Condé : Non.

RFI : Quel est l’appel téléphonique qui vous a le plus réchauffé le cœur depuis ce mardi matin ?

Alpha Condé : il y en a eu tellement que c’est difficile. Il y en a eu en Afrique et en dehors de l’Afrique. Pendant que nous parlions, le ministre des Affaires étrangères français m’a appelé [cet entretien a en effet été interrompu quelques minutes le temps de la conversation avec Alain Juppé, NDLR]. Beaucoup de collègues m’ont appelé, et tout le monde a apprécié le calme, la modération de la réaction, et la réconciliation que j’ai prônée. Maintenant il faut que chacun reprenne son travail comme si rien ne s’était passé…

RFI : Vous appelez au calme et à l’unité nationale, mais en ce moment, à l’approche des législatives, le dialogue n’est-il pas tout de même difficile avec l’opposition ?

Alpha Condé : Non. J’ai fait une déclaration hier [lundi] où j’ai annoncé que l’on allait faire la révision de la liste électorale. J’ai appelé le ministre de l’Administration du territoire à rencontrer tous les partis politiques et mouvements sociaux. Il faut que tout le monde s’asseye autour d’une table pour trouver un minimum de consensus pour la révision de la liste électorale. Jeudi, il y aura une réunion de l’ensemble de la société civile, des syndicats et des partis politiques. Le ministre reçoit les partis demain. On va voir maintenant tous les problèmes posés, mais il faut que tous les Guinéens puissent voter.

RFI : Ce qui vous a visé, ce mardi, c’était bien une tentative de coup d’Etat non ?

Alpha Condé : Non, c’était une tentative d’assassinat. Pas un coup d’Etat parce qu’ils n’en ont pas la capacité. Pour faire un coup d’Etat, il faut quand même des forces, et leurs forces sont faibles. Ils ont attaqué ma chambre à coucher ; tous les tirs, les bazookas ont été dirigés sur ma chambre à coucher, ce n’est pas une tentative de coup d’Etat, c’est une tentative d’assassinat. Ce n’est pas avec six pick-ups qu’on peut faire un coup d’Etat !

Surtout que l’armée républicaine a immédiatement occupé la radio et pris le contrôle des points centraux avant de venir renforcer la garde présidentielle. C’était une tentative d’assassinat, c’est tout… Tous les diplomates ont vu l’état de ma chambre. Il est évident que si j’avais été dans ma chambre, je ne vous parlerais pas maintenant.

RFI : Est-ce que cette tentative d’assassinat ne risque pas de vous rendre plus méfiant et de vous refermer sur vous-même ?

Alpha Condé : Pourquoi ? Vous savez, moi j’ai mené la lutte durant 50 ans, ce n’est pas la première fois. Il y a eu trois tentatives d’assassinat contre moi sous le régime de Conté. Moi je crois et Dieu, et le destin d’un homme vient de Dieu, pas d’un autre homme. La réaction de tous les représentants religieux, de tous les autres chefs d’Etat qui m’ont appelé, prouve que tout le monde veut que la Guinée aille de l’avant. Pourquoi voulez-vous que je change ? Moi mon problème est de faire de la Guinée un pays émergent, de renforcer la concorde nationale. Cela ne peut pas modifier mon attitude.

RFI : Mais vous savez que l’on a déjà vu dans l’histoire, y compris en Guinée, de grands démocrates, qui après des tentatives d’assassinat contre leur personne sont devenues très autoritaires ?

Alpha Condé : Moi j’ai mené 50 ans de lutte pour la démocratie, ce n’est pas à mon âge que je vais changer. 

Propos recueillis par Christophe Boisbouvier

Classé dans : Non classé — guibarka @ 13:02

Attaque de la résidence d’Alpha Condé : « cela ne doit pas être une occasion de chasse aux sorcières » dixit Mouctar DIALLO président des NFD

Politique
Mardi, 19 Juillet 2011 20:59

militaireMademoiselle Kéïta habite le quartier Kipé, à deux pas de la résidence du Président Alpha Condé. Elle affirme avoir été réveillée par des coups de fusil et des détonations assourdissantes. « Nous n’avons pas fermé l’œil. Cela a commencé vers 3 heures du matin jusqu’au petit matin, ça tirait de manière continue. On dirait des bombes qu’on lâchait, c’est comme dans les films », explique-t-elle.

« Des balles perdues ont pénétré dans la cour d’une tante à moi. Trois voitures garées dans sa cour ont été endommagées. Heureusement, il n’y a pas eu de blessés, à ma connaissance», soutient-elle.

Ce témoignage est corroboré par François Louncény Fall, Secrétaire Général à la Présidence, qui dit qu’une personne, visiblement un garde, a été « tuée et trois autres blessées par balles dont une femme ». Il qualifie l’attaque d’une « atteinte à la sûreté de l’Etat ».

Même son de cloche de la part, M. Kaba de la Rencontre Africaine pour la Défense des droits de l’homme (RADHO) affirme que « c’est la personne même du Président était visée. Sa chambre a été ciblée».

Pour sa part, Mouctar Diallo leader des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) vient de condamner l’attaque : « nous condamnons cette attaque avec la dernière énergie. Le Président Alpha Condé est élu pour un mandat de cinq ans, il doit les accomplir en toute sérénité. Seulement, il ne faudrait pas que ce soit une occasion pour faire de la chasse aux sorcières ; il faut laisser les forces de sécurité faire leur travail ».

Cette chasse est bien évidemment à craindre puisque, selon le site de Guibarka afridev.com et le site de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), son premier vice-président Bah Oury est recherché. « Depuis quelque une heure de temps de cela, les autorités guinéennes sont à la recherche de Bah Oury, Vice-président de l’UFDG, chargé de l’Information et des Relations Extérieures » peut-on lire. D’autres informations font état de l’arrestation des citoyens qui se rendaient au travail ce matin ; ils seraient actuellement détenus au site du Camp Boiro.

Le Président Alpha Condé a, dans une déclaration radiodiffusée tôt ce matin, invité la population au calme : « restez calmes, faites-moi confiance, je vous fais confiance ». Avant d’ajouter : « je dois féliciter la garde présidentielle car elle s’est battue heureusement de 3H 10 jusqu’à 5H avant d’avoir des renforts. Je ne veux pas de réactions populaires. Laissez l’armée et les services de l’ordre et faire leur travail ». La résidence du président serait sérieusement endommagée, touchée probablement par une roquette. Le secteur est bouclé par les forces de sécurité qui ont érigé des barrages un peu partout dans la ville, notamment au niveau du pont 8 novembre procédant à des fouilles systématiques des véhicules.

A suivre.

Thierno Ibrahima Guibarka

tel+233275143080/+233548368561

ibrahimaguibarka@yahoo.fr

Classé dans : Non classé — guibarka @ 12:56

Attaque armée du domicile de Alpha CONDE, la thèse du complot ?

Politique
Mardi, 19 Juillet 2011 20:08

alpha_conde_dixinnHaro !!! Sékou TOURE revient sous un autre costume avec la thèse des complots permanents seul moyen malheureusement de pouvoir se débarrasser des adversaires politiques civils ou militaires gênants en l’absence de toutes possibilités de gagner le cœur des électeurs via des résultats tangibles sur le terrain.

Elu à la suite d’une mascarade électorale de grande ampleur en Novembre dernier, sans projet politique, ni programme de développement, incapable de tenir ses promesses en fournissant de l’eau, de l’électricité à ses compatriotes, de créer des emplois pour les jeunes, de baisser les prix des denrées alimentaires de premières nécessités, de faire venir des investisseurs étrangers etc le nouveau dictateur subsaharien Alpha CONDE n’a trouvé autre parade que de fomenter une attaque à mains armées contre son domicile.

Plusieurs observateurs avertis de la scène politique Guinéenne qualifient cet acte de mascarade politique pour accuser ses adversaires politiques de tentative de coup d’Etat.

« Ce n’est qu’une manœuvre dilatoire orchestrée jusqu’au haut sommet de l’Etat pour faire oublier à la population de son incapacité à trouver des solutions à leurs maux. Si non comment explique-t-on qu’un commando lourdement armé ait attaqué son domicile pendant trois heures de temps sans qu’il ne réussisse à s’emparer de son domicile ? Comment des renforts peuvent ils mettre autant de temps sans venir secourir leur chef, l’homme le mieux gardé du pays ? Comment se fait-il durant trois heures de combats militaires avec des échanges à balles réelles qu’il n’y ait eu qu’un seul mort ? » S’interroge Ousmane DABO.

« L’on croyait ces thèses de complots derrière nous. L’on attendait de ce président de changement dans le progrès mais il nous sert plutôt une continuité dans la régression. Ce n’est pas pour rien qu’il avait dit qu’il prendrait la Guinée là où Sékou TOURE l’a laissé c’est-à-dire faire revenir les thèses du complot, de suspicions entre la population, de créer des politiques ethnocentristes, communautaristes et régionalistes » renchérit Sékou SOUMAH.

En tout état de cause, les Guinéens ne doivent pas tomber dans le piège et se faire distraire de par cette mascarade qui n’a rien à voir avec un coup d’Etat. L’on se rappelle de l’incendie imaginaire au camp Samory Touré du bâtiment abritant les matériels électoraux de la CENI dont le seul objectif était de justifier du manque du matériel électoral ; C’est à la suite de cela que Louceny CAMARA avait profité pour se procurer des bulletins de votes en plus qui avaient servi de doublons de PV de votes lors du dépouillement du second tour qu’ils avait réussi à faire avaliser au général SANGARE. L’on se souvient également des empoisonnements imaginaires à base de Yaourt et d’eau de Coyah des jeunes malinkés par soi disant la communauté peuhle dans l’entre deux tours de la présidentielle dont le seul but était de justifier la chasse des peuhls en Haute Guinée pour les empêcher de voter.

Ne tombons surtout pas dans le piège.

Thierno Ibrahima Guibarka, www.guibarka afridev.com

Tel:+233275143080/+233548368561

e-mail:ibrahimaguibarka@yahoo.fr

Classé dans : Non classé — guibarka @ 12:52

L’ancien chef d’Etat major des Armées, le général Nouhou THIAM aux arrêts

Politique
Mardi, 19 Juillet 2011 12:24

thiam_nouhouDe sources proches de l’Etat major des Armées, l’ancien chef d’état major des armées, le général Nouhou Thiam a été arrêté ce matin par un groupe d’hommes conduits par Claude Pivi. Le général Thiam a été conduit à la gendarmerie de Matam pour suivre des interrogatoires.

A noter que ce n’est pas la première fois que cet ancien officier proche de l’ancien chef de la transition le général Sekouba Konaté soit sous les menaces de Alpha CONDE. Il avait déjà été arrêté dès la prise du pouvoir par Alpha CONDE.

« Cet acte ressemble tout sauf à un coup d’Etat. Ce n’est qu’une manœuvre dilatoire pour se débarrasser des hauts gradés militaires et leaders politiques gênants » analysent plusieurs observateurs de la scène politique Guinéenne.

Nous y reviendrons

Thierno Ibrahima Guibarka, www.guibarka afridev.com, ACCRA

tel:+233275143080/+233548368561

e-mail:ibrahimaguibarka@yahoo.fr

Classé dans : Non classé — guibarka @ 12:49

« Ce n’est pas un coup d’Etat », indique une source proche du gouvernement français

Politique
Mardi, 19 Juillet 2011 12:17

alpha_conde_dixinnLe président guinéen Alpha Condé, entré en fonction il y a sept mois, est sorti mardi indemne d’une attaque armée menée par des militaires contre sa résidence privée de Conakry, au cours de laquelle un membre de la garde présidentielle a été tué et deux autres blessés.

Peu après cette attaque dont les motivations restaient inconnues mardi à la mi-journée, le président Condé est intervenu à la radio-télévision publique RTG pour appeler ses compatriotes « au calme » et « à la vigilance ».

Les premiers tirs dans le quartier de Kipé où est situé le domicile du chef de l’Etat, dans lequel il se trouvait avec des membres de sa famille, ont commencé à 03H00 (locales et GMT) et ont duré pendant plus de deux heures, selon des témoins.

Une roquette a été tirée contre la maison dont une partie a été soufflée par l’explosion et la façade criblée de balles.

François Fall, ministre-secrétaire général de la présidence, a déclaré à l’AFP que le président Condé et les membres de sa famille étaientt « sains et saufs », mais qu’un membre de la garde présidentielle qui défendait la maison avait été tué. Deux autres ont été blessés.

Aussitôt après l’attaque, des barrages militaires ont été établis dans toute la ville et les accès au quartier administratif de Kaloum, au centre de Conakry, ont été fermés à la circulation.

« Ma maison a été attaquée cette nuit, mais je dois féliciter la garde présidentielle qui s’est battue héroïquement de 03H10 (locales et GMT) jusqu’à 05HOO du matin avant d’avoir du renfort », a déclaré le président Condé dans son allocution à la RTG.

« Je vous appelle au calme, mais (aussi) à la vigilance et à l’unité nationale. Je ne veux pas de réaction populaire, ni de réaction contre qui que ce soit, laissez l’armée et les forces de l’ordre faire leur travail », a-t-il ajouté.

« Ce n’est pas un coup d’Etat », indique-t-on de source proche du gouvernement en France, ex-puissance coloniale en Guinée, en relevant qu’il « n’y a pas eu de tentative de prise de contrôle de routes ou de l’aéroport ».

« C’est plutôt une alerte ou un coup de semonce, peut-être visant à critiquer la lenteur avec laquelle Alpha Condé organise les élections législatives », ajoute-t-on de même source.

Alpha Condé, premier président démocratiquement élu de Guinée, a été investi le 21 décembre 2010, après avoir été élu en novembre face à Cellou Dalein Diallo, qui avait accepté sa défaite, mais qui a depuis dénoncé les « dérives autoritaires » du régime.

Des législatives auraient dû se tenir dans les six mois suivant l’investiture, mais le scrutin a été repoussé, M. Condé souhaitant faire un nouveau recensement, ce que ses opposants dénoncent.

L’une de ses premières tâches a été de mettre en place une réforme du secteur de la défense et de la sécurité, l’armée ayant toujours joué un rôle déstabilisateur dans ce pays dont l’histoire est marquée par la violence politique, les coups d’Etat et tentatives de coups d’Etat militaires.

Après la dictature sanguinaire de Sékou Touré, « père de l’indépendance » guinéenne en 1958, qui s’est achevée à sa mort en 1984, le général Lansana Conté a pris le pouvoir et a été victime lui-même de plusieurs tentatives de putsch jusqu’à son décès en décembre 2008.

Juste après sa disparition, c’est le capitaine Moussa Dadis Camara, qui prend le pouvoir avant d’être renversé un an plus tard.

C’est ensuite un régime de transition dirigé par un autre militaire, le général Sékouba Konaté, qui a dirigé le pays jusqu’à l’organisation de la présidentielle remportée par Alpha Condé.

Le 2 juillet, le colonel Moussa Keita, ancien responsable de l’aile politique de la junte militaire de Moussa Dadis Camara, dont il était très proche, a été arrêté en pleine rue à Conakry. Il est depuis détenu « dans un lieu tenu secret et inaccessible à sa famille » selon ses proches et des ONG.

Avant son arrestation, le colonel Keita avait fait des déclarations à la presse sur la gestion du régime de transition du général Konaté, affirmant en particulier que ce dernier avait détourné plus de 20 millions de dollars.

Par AFP

Classé dans : Non classé — guibarka @ 12:42

Cellou Dalein Diallo, bête noire des présidents guinéens

Politique
Mardi, 19 Juillet 2011 11:27

cellou_dalein_1De Lansana Conté à Alpha Condé en passant par le Capitaine Moussa Dadis Camara, tous les présidents guinéens redoutent les retours au bercail de Cellou Dalein Diallo. Le  leader de l’Union des forces démocratiques de la Guinée (UFDG, opposition) sait mobiliser les foules. Un motif d’inquiétude pour ses adversaires.

Les ennuis techniques qui ont cloué sur le tarmac de l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar l’avion qui devait transporter, le dimanche 17 juillet, Cellou Dalein Diallo à Conakry ont sans doute différé le retour au pays natal du leader de l’Union des Forces démocratiques de la Guinée (UFDG). Mais ils ne font que remettre à plus tard l’affrontement inévitable entre ses militants et les forces de sécurité du président Alpha Condé.

A chaque fois que Cellou Dalein Diallo foule le sol guinéen, les scènes de liesse sont indescriptibles. Ses partisans ne ménagent aucun effort pour lui réserver un accueil digne d’un roi. Ainsi, Diallo est perçu comme une menace pour le pouvoir en place tant il est porté au nues par ses militants, majoritairement issus de l’ethnie peule.

Violente répression

Le 03 avril 2011, la grande manifestation, organisée par son parti pour marquer son retour d’un long périple, a été réprimée dans le sang. Bilan : quatre morts, une vingtaine de blessés et soixante dix personnes arrêtées. Sept partisans de l’opposant guinéen ont ensuite été condamnés à 1 an de prison ferme. Pour se défendre, Alpha Condé a déclaré que « la Guinée ne peut pas avoir deux présidents ». Une phrase laconique qui en dit long sur des relations complexes qu’il entretient avec son rival malheureux à la présidentielle.

Alpha Condé, conscient de la force de frappe de son adversaire a tenté de couper l’herbe sous ses pieds en réprimant dans le sang les manifestations de l’UFDG. L’imminence des élections législatives de novembre 2011 explique peut être la détérioration des relations entre les deux adversaires de la présidentielle historique de 2010.

Le président guinéen Alpha Condé souhaiterait qu’un nouveau fichier électoral soit créé pour les élections de novembre. Une volonté à laquelle s’oppose Diallo : « On s’étonne parce que c’est à partir de ce fichier qu’il est élu. S’il estime que ce fichier n’est pas à même de conduire à une élection crédible et valable, alors il faut qu’il renonce à sa fonction. A ce moment-là, on reprend le recensement et on reprend l’élection présidentielle », a déclaré l’opposant dans un entretien à RFI.

Cellou Dalein Diallo 59 ans et Alpha Condé 73 ans sont des rivaux politiques. Le premier, ancien Premier ministre sous Lansana Conté était arrivé premier après le premier tour de la présidentielle de 2010 avec 43,63%, le second opposant historique était arrivé deuxième avec 18, 25% des suffrages exprimés. Au deuxième tour, coup de théâtre ! Le premier président démocratiquement élu de la Guinée s’appelle Alpha Condé et non Cellou Dalein Diallo comme l’arithmétique des alliances politiques semblait l’indiquer.

De vieilles querelles ethniques

La campagne électorale entre le Peul Cellou Dalein Diallo et le Malinké Alpha Condé n’a pas été de tout repos. Elle a ravivé les rivalités ethniques entre deux communautés qui se regardent en chien de faïence depuis l’indépendance. En effet, Sékou Touré, le père de l’indépendance de la Guinée a longtemps appliqué une politique d’ostracisme appelé « Complot peul ». Ces derniers avaient le choix entre l’exil et la prison du camp Boiro où beaucoup d’entre eux ont perdu la vie en raison de leurs convictions politiques. Ce lourd passif politique continue encore de favoriser les divisions ethniques en Guinée. L’affaire Nafisatou Diallo, du nom de la présumée victime de Dominique Strauss-Kahn, a encore ajouté aux querelles inter-ethniques. En Guinée, selon que l’on soit peul, Malinké ou soussou, les versions de l’histoire changent. Pour les peuls, DSK a souillé une bonne musulmane pieuse. « Notre sœur est bien éduquée. Je suis sûr que ce païen l’a souillé. Une peul originaire de Tchakoullé ne peut pas coucher avec autre que son mari si ce n’est un viol », déclare Benté Barry, un vendeur de fruits à Dakar.

Pour les autres ethnies, la femme de chambre l’a bien cherché. « Elles sont des allumeuses. Je suis sûr qu’elle était consentante et elle a voulu lui soutirer de l’argent après l’acte comme l’atteste d’ailleurs un enregistrement avec son amant », déclare Kerfalla Touré, un guinéen d’ethnie malinké vivant à Dakar.

En tout cas, en reconnaissant la victoire de son adversaire, Cellou Dalein Diallo a évité à son pays un bain de sang. Cette attitude chevaleresque lui a valu la sympathie de bien des Guinéens. Il a même été félicité par Ban-ki Moon dans une lettre. Ce qui fait que sa cote de popularité ne cesse de grimper.

Thierno Ibrahima Guibarka

tel:+233275143080/+233548368561

ibrahimaguibarka@yahoo.fr

Classé dans : Non classé — guibarka @ 12:39

Le Vice-Président de l’UFDG, Bah Oury recherché par les autorités

Envoyer Imprimer

Bah Oury, Vice-Président - chargé de l'Information et des Relations Extérieures

Bah Oury, Vice-Président – chargé de l’Information et des Relations Extérieures

Depuis quelque une heure de temps de cela, les autorités guinéennes sont à la recherche de Bah Oury, Vice-Président de l’UFDG, chargé de l’Information et des Relations Extérieures du principal parti de l’Opposition Guinéenne.Pour l’instant, aucun autre responsable de l’UFDG n’est inquiété par les autorités.

L’on a appris par les medias que tôt le matin de ce Mardi 19 Juillet, la résidence du Président Alpha Condé, sise dans le quartier de Ratoma, avait subi une attaque à l’arme lourde, et Alpha Condé se porterait bien. La question qui se pose est justement de savoir pourquoi recherche-t-on Bah Oury ? Quelle est la relation entre ces deux cas ?

On se rappelle que Bah Oury est l’un des politiciens guinéens qui dénonce le plus les multiples violations de la Constitution depuis l’investiture de Alpha Condé, le 21 Décembre 2010.  Est-ce la chasse aux sorcières qui commence ?

Nous y reviendrons lorsque nous aurons plus d’informations.


UFDG-Online.

12345
 

ECOLE NORMALE SUPERIEURE DE... |
EHOUMAN ACTU |
ViZioon |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | FAN DES MANNEQUINS HINDSGAUL
| Paroldessono
| zone229